Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes (du CTC)

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Le 6 décembre, nous rendons hommage aux 14 femmes tuées à Montréal en 1989. En ce jour, nous nous souvenons de toutes les femmes assassinées ou victimes de violence aux mains de leurs conjoints, de membres de leur famille ou d’étrangers, à travers le pays. En ce jour, nous nous engageons de nouveau à agir contre toutes les formes de violence faite aux femmes dans notre société.

Il y a maintenant plus de 20 ans que ces 14 jeunes femmes ont été tuées à Montréal simplement parce qu’elles étaient des femmes.

Aujourd’hui, le Congrès du travail du Canada exprime sa consternation à l’absence de mesures concrètes du gouvernement canadien pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles.

Le Congrès du travail du Canada est consterné par l’effort intempestif et honteux du gouvernement d’affaiblir le Code criminel et la Loi sur les armes à feu. En abolissant le registre des armes d’épaule et en détruisant sa base de données, le gouvernement élimine une mesure concrète et efficace visant à réduire la violence armée faite aux femmes – une mesure créée pour répondre directement aux pressions publiques suite aux meurtres à l’École Polytechnique de Montréal.

Les preuves sont claires. Le registre aide à sauver des vies. Les taux d’homicides et de suicides par carabines et fusils de chasse ont considérablement diminué. Le taux de femmes tuées par leur partenaire intime avec une arme à feu a diminué de 69 pour cent.

En plus d’être un outil efficace pour aider à mettre fin à la violence faite aux femmes, le registre national des armes à feu aide à assurer la sécurité des milieux de travail et des communautés. Les policiers, les premiers répondants et les autres intervenants de première ligne utilisent l’information dans la banque de données chaque jour pour les aider à assurer leur sécurité au travail.

En vertu du projet de loi C-19, le Ruger Mini-14 semi-automatique utilisé pour le massacre à Montréal ne sera plus soumis aux exigences d’enregistrement. En supprimant la capacité de retracer ces armes, le gouvernement nous met tous en danger.

Aujourd’hui, nous exhortons les Canadiens et Canadiennes à envoyer un message clair aux députés : écoutez les preuves, écoutez les victimes et les travailleurs touchés par la violence armée et préservez cet outil important pour la sécurité des milieux de travail et des communautés.

Le mouvement syndical canadien continuera à collaborer avec ses alliés pour demander au gouvernement du Canada de tenir compte des victimes de violence et de leur famille en cette journée et d’agir avec des actions concrètes. Préservez le registre des armes à feu. Rétablissez le financement en matière de recherche, de politique et de défense des droits afin que les organisations de promotion d’une société exempte de violence sexiste puissent travailler efficacement. Prévenez la violence, non pas en construisant plus de prisons, mais en construisant des logements et des garderies, en créant des emplois et en mettant fin à la pauvreté.

Travaillons ensemble pour mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles partout au Canada.

Le Congrès du travail du Canada croit que notre responsabilité de mettre fin à la violence faite aux femmes ne doit pas se manifester qu’une fois par année. Nous devons passer à l’action tous les jours.

Pour aider à nous rappeler que la violence faite aux femmes se transmet de génération en génération et qu’il est de la responsabilité des hommes et des femmes de travailler pour mettre fin à la violence sexiste, le Congrès du travail du Canada a créé un nouveau logo de rose, œuvre de Jaime Koebel, une Métis originaire de la communauté de Lac La Biche, en Alberta. En plus de l’image de la rose qui signifie les femmes, l’œuvre représente la tige en forme de ruban blanc, symbole de l’engagement nécessaire de la part des hommes d’être partie prenante de la solution en aidant à bâtir un avenir sans violence sexiste.

La beauté et la force de la rose dépendent de sa tige et de l’environnement de la plante, tout comme la nécessité pour un mouvement plus fort afin de mettre fin à la violence faite aux femmes et aux filles.

Nous avons conçu des aimants d’automobile avec le nouveau logo de la rose et nous encourageons les Canadiennes et les Canadiens à les afficher pour rappeler que les femmes et les hommes de toutes les générations sont solidaires dans la promotion d’un avenir où nous sommes tous en sécurité.

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