Notre heure est venue

Notre heure est venue

Des développements en transports conduisent à des changements

Fort Lauderdale, Floride – Au cours d’une période de cinq jours, 600 délégués assistant à la conférence sur les transports 2015 de l’AIM ont entendu parler de victoires en matière de recrutement, de la promisse d’un réel changement transformateur du paysage politique canadien, des répercussions du non-respect d’ententes contractuelles et du besoin d’en faire plus. À la fin de la semaine, tous les délégués présents étaient convaincus que « notre heure est venue  ».

délégués canadiens s’étaient inscrits

Dans le cadre de ce qui fut son dernier discours prononcé lors d’une conférence sur les transports de l’AIM, le VPG canadien, Dave Ritchie, qui prendra sa retraite en avril 2016, a abordé plusieurs sujets. Il a mis en garde les membres américains travaillant dans l’industrie aérienne que l’Amérique pourrait fort bien adopter le modèle mis en place par Air Canada.

Dave Ritchie« Air Canada a vendu son service d’entretien et son programme de points de récompense quand elle est sortie du régime de protection de la loi sur les faillite, a-t-il affirmé. Cependant, plutôt que de réinvestir les profits dans la compagnie, ce sont le PDG sortant et les actionnaires qui s’en ont mis plein les poches. Sachez que des discussions se tiennent avec certains transporteurs aériens américains en vue de la vente des services de manutention de bagages. Ça n’augure rien de bon pour nos membres. »

« Les lignes aériennes des deux côtés de la frontière disposent de suffisamment d’argent pour verser des salaires et avantages sociaux décents à nos membres. Lorsque nous exigeons qu’elles le fassent à la table de négociation, elles demandent promptement au gouvernement de nous enlever notre droit de grève, a-t-il ajouté. Cependant, nous pouvons lutter contre cette tactique dans l’isoloir en élisant des politiciens qui s’engagent à rendre des comptes à nous, le peuple. À cet égard, je n’ai jamais été plus optimiste qu’aujourd’hui à l’idée d’un réel changement du paysage politique au Canada. Le 19 octobre, nous élirons le premier gouvernement fédéral socialiste de notre histoire et je ne pourrais demander un plus beau cadeau de retraite. »

Une des raisons expliquant l’optimisme de M. Ritchie est l’élection d’un gouvernement néo-démocrate en Alberta au printemps 2015. Cette victoire écrasante a mis fin à 44 ans de règne conservateur et un membre de l’AIM a été élu parmi les nouveaux membres de l’Assemblée législative de la province. Jamie Kleinsteuber avait assisté au tout premier symposium canadien sur l’action politique au Centre William Winpinsinger à l’automne 2014. C’est par la suite que cet ancien bagagiste d’Air Canada, membre de la section locale 1681 de l’AIM, a décidé de suivre ses croyances politiques. Il figure parmi les huit syndicalistes ayant été élus dans le gouvernement de la première ministre Rachel Notley.

Jamie Kleinsteuber

« Le plus difficile a été de constituer un réseau de bénévoles et d’établir une association de circonscription, a-t-il déclaré aux délégués. Une fois cela fait, il a été plus facile de véhiculer notre message au sein de la collectivité. »

En après-midi, les séances de la conférence étaient consacrées à des rencontres territoriales. Les délégués canadiens se sont divisés en trois groupes : sécurité, services et maintenance d’aéronefs.

 

séances de l'après-midiséances de l'après-midi

séances de l'après-midiséances de l'après-midi

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séances de l'après-midiséances de l'après-midi

séances de l'après-midi

Le sous-comité de la sécurité a cerné divers problèmes, dont celui des multiples niveaux d’administration provenant de différentes autorités administratives. En matière de conventions collectives, les enjeux abordés ont inclus la prolongation des quarts de travail sans avis, la réalisation du travail d’unités de négociation par des cadres et l’exclusion des syndicats des enquêtes de santé et de sécurité.

Le sous-comité des services a abordé plusieurs questions, dont celles des transporteurs à bas coût, de l’impartition et de la Loi sur Air Canada. Quant au sous-comité sur la maintenance d’aéronefs, il a discuté de la reconnaissance du métier de technicien d’aéronefs, le manque de programmes d’apprentis, des programmes de mentorat et de la formation continue.

Carlos DaCostaJim Burden

Membres de la délégation canadienne