Western Toyota Le long chemin vers l’accréditation et une première convention collective

Mercredi 9 décembre 2015

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Corner Brook, TN – C’est en février 2015 que les premières démarches ont été entreprises pour représenter les employés de Western Toyota. Ce n’est qu’en novembre dernier qu’une première convention collective a été conclue au nom des 17 plus récents membres de la section locale 544 de l’AIM.

Lorsque l’employeur a été informé de la campagne de recrutement menée l’AIM, il a répliqué en congédiant trois mécaniciens et modifiant la structure salariale. Peu après, l’AIM a déposé quatre plaintes à la commission des relations de travail, qui a ordonné la tenue d’un vote le 24 mars 2015.

« L’employeur est aussi propriétaire de concessions Mazda et Kia. Il a plaidé à la commission que ses trois concessions devaient être couvertes par la même accréditation, a expliqué Rick Arsenault, représentant de la Grande loge de l’AIM. Malgré notre opposition, les employés des trois concessions ont eu le droit de participer au vote. Les votes ont été tenus séparément en attente de la décision de la commission à savoir quelles concessions seraient couvertes par l’accréditation. Pendant ce temps, nous avons eu gain de cause dans le dossier des mécaniciens congédiés et ils ont tous été réintégrés. »

Au début de juin, la commission a accordé à l’AIM l’accréditation pour Western Toyota, soit l’unité de négociation concernée par la demande déposée par le syndicat. La négociation d’une première convention collective a commencé en août et s’est poursuivie jusqu’à la fin de septembre. À Terre-Neuve, en vertu de la Labour Relations Act, dans le cas d’une première convention collective, s’il s’avère impossible d’en arriver à une entente dans les 60 jours suivant la signification d’un avis, la commission nomme un conciliateur au dossier. « Un conciliateur a été nommé en octobre alors que les parties s’étaient entendues sur 95 % du contenu de l’entente, a ajouté M. Arsenault. Cependant, comme nous ne parvenions pas à nous entendre sur ce qu’il restait à négocier, nous avons déposé une demande de conciliation afin de nous placer en position de grève légale. Un conciliateur a donc été nommé et nous en sommes arrivés à une entente en novembre. Les membres ont ratifié la convention collective le 19 novembre dernier. »

L’entente d’une durée de trois ans prévoit des augmentations de salaire d’entre 3 % et 14 % la première année, de 3 % la deuxième année et de 3 % la troisième année. D’autres faits saillants de l’entente concernent les droits d’ancienneté, le droit de grief et le régime de retraite.

« Ce ne fut pas une négociation facile et je tiens à remercier mes contacts initiaux, Jim Penny et Gary French. Ils ont siégé au comité de négociation et réussi à maintenir une forte solidarité au sein du groupe d’employés, a conclu M. Arsenault.

Ces membres ont dû composer avec des menaces de congédiement et l’ingérence de leur employeur. En fait, l’employeur a tout fait pour tenter d’entraver les négociations, mais ils n’ont jamais plié. »

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Renseignements :

Rick Arsenault, représentant de la Grande loge de l’AIM

506 351-0613 ou 506 381-3988

Bill Trbovich, directeur des communications de l’AIM

416 386-1789, poste 6331 ou 416 735-9765